VIOLENCES SEXUELLES FAITES AUX ENFANTS
NOUS REVENONS.
Parce que les violences, elles, ne se sont pas arrêtées.
Parce que derrière les chiffres, les campagnes et les discours, il y a des femmes, des enfants, des familles qui cherchent encore une porte à laquelle frapper.
Et parfois, cette porte n’existe pas.
Citoyenne Féministe reprend la parole.
Notre collectif est né d’une volonté : ne plus rester spectatrices face aux violences faites aux femmes et aux enfants.
Notre cofondatrice a participé aux Grenelles des violences faites aux femmes. Cette participation n’a pas été une parenthèse. Elle a été un engagement. La conviction qu’il fallait continuer à agir, à comprendre, à accompagner et surtout, à ne jamais accepter que les victimes et leurs familles soient laissées seules face aux violences.
Depuis, notre cofondatrice est devenue psychologue.
Pas pour changer de combat.
Pour aller plus loin dans le combat.
Pour accompagner les victimes de violences domestiques et sexuelles.
Pour chercher des réponses là où, trop souvent, il n’y en a pas.
Et aujourd’hui, un constat nous révolte.
QUE FAIT-ON DES ENFANTS ?
Que fait-on lorsqu’un enfant victime de violences sexuelles ne peut pas raconter ce qu’il a subi ? Que fait-on lorsqu’il communique autrement ? Lorsqu’il souffre d’autisme ou de mutisme sélectif ? Lorsqu’il présente un trouble du neurodéveloppement ? Lorsqu’il a une déficience intellectuelle ?
Qui l’écoute ?
Qui sait l’entendre ?
Qui sait adapter sa façon de communiquer ?
Et surtout :
OÙ PEUT-IL ÊTRE SOIGNÉ ?
Aujourd’hui encore, les familles se heurtent à un manque criant de formations, de professionnelles formées et de structures adaptées. Et pendant ce temps, le traumatisme reste là.
NOUS NE POUVONS PLUS NOUS EN SATISFAIRE.
Nous avons besoin de professionnelles et professionnels formés aux troubles du neurodéveloppement, à la communication alternative et augmentée (CAA) et au psychotraumatisme.
Nous avons besoin de structures capables d’accueillir ces enfants sans leur demander de s’adapter à des dispositifs qui ne sont pas pensés pour eux. Nous avons besoin de parcours de soins réellement accessibles et de professionnel.le.s formé.e.s aux approches adaptées du traumatisme, dont l’EMDR lorsqu’il est indiqué.
Nous avons besoin de lieux où un enfant puisse être accueilli, compris, protégé et soigné.
Parce qu’un enfant qui ne parle pas comme nous ne signifie pas qu’il n’a rien à dire.
Parce qu’un enfant qui ne peut pas raconter ne doit pas devenir un enfant que l’on n’écoute pas.
Parce qu’un handicap ne doit jamais être une raison supplémentaire de ne pas être entendu.
ALORS NOUS REVENONS.
Avec notre détermination.
Avec notre expérience.
Avec nos convictions.
Mais surtout avec l’envie de rassembler.
Professionnelles et professionnels, associations, familles, citoyennes et citoyens, personnes concernées : nous voulons construire avec vous des réponses là où il y a encore trop souvent du vide.
Citoyenne Féministe reprend le combat.
Pour les femmes.
Pour les enfants.
Pour les familles.
Pour celles et ceux dont la parole est empêchée.
Pour celles et ceux que notre société doit apprendre à mieux entendre.
Parce que protéger, ce n’est pas seulement ouvrir une porte.
C’est s’assurer qu’il existe une porte adaptée à chaque victime.
Nous sommes de retour.
Et nous n’avons pas l’intention de nous taire.